Les bateaux aluminium

 

Un runabout suisse "Grobety" - Le Tarpon - Un prototype à moteur Bristol - Albatross - Simmonds - Mobilo -

Un runabout suisse construit par "Grobety"

"Les suisses ne sont pas absents des records mondiaux. Ainsi, Jean Grobety au volant d'un bateau de sa construction devient le plus rapide dans la catégorie des runabouts européens de grosse cylindrée". Il pilote Algo, une coque en aluminium équipée d'un moteur Ford Mercury de 4,2 litres à 91,81 km/h le 25 mai 1953" . Gérald Guétat, Canots automobiles

Un ami, en voyage sur la côte ligure, a trouvé ce runabout "Algo" fabriqué par Jean Grobety sous la marque Autostar à Montreux.

Le propriétaire actuel, garagiste à Camogli, possède aussi quelques photos d'époque :

Il a démonté entièrement l'accastillage pour le préserver. Il ne dispose pas du moteur et de la transmission. Voilà tel qu'il est aujourd'hui.

Il continue de documenter son bateau et recherche une motorisation adaptée. Celle qui a permis le record de 1953 ?

Toutes informations seront les bienvenues, merci pour lui.

 

Ce runabout a vu le jour à la fin des années 50 dans les ateliers de la SNECAM, société de tôlerie et de chaudronnerie d'aviation.

Les locaux étaient implantés dans la Marne, à Pontfaverger, avec une station d'essai dans la rade de Villefranche sur Mer.

 

La coque a été conçue sur les plans de Maurice Amiet, architecte naval de Nice qui a opté pour une réalisation en alliage léger, ce qui posait des problèmes très différents des traditionnelles constructions en bois.

Elle a été réalisée en tôles d'alliages d'aluminium des types AG3 et AG5, ces matériaux présentant plusieurs intérêts : leur légèreté, qui représente un gain de poids de 50 % par rapport à l'acier, donc un rapport poids/puissance favorable et la résistance à la corrosion.

Les techniques de construction peuvent s'apparenter à celles d'un avion : les épaisseurs des tôles varient entre 20/10e et 25/10e sont formées au moyen d'outillages et de formes spécialement réalisées pour chaque pièce, pour épouser le profil de la partie à assembler. Toutes ces parties sont assemblées sur une maquette dite d'assemblage qui représente fidèlement l'ensemble de la coque.

Les tôles sont rivetées et soudées sous atmosplère d'argon. (environ 4 à 5000 rivets par bateau). Les longerons et nervures internes sont semblables à ceux d'un fuselage d'avion, cette structure confère au bateau une solidité à toute épreuve.

Les deux photos ci-dessus proviennent de Marc S., propriétaire de 2 runabouts, dont celui de droite - à gauche, le prototype...

Ses caractéristiques : longueur 4,40 m, largeur 1,55 m - poids 350 kg

Lorsque le bateau est ponté à l'arrière, on peut y disposer un bain de soleil... les peintures sont réalisées par le carrossier Henri Chapron ainsi que la sellerie à la fois confortable et luxueuse.

Deux modèles sont proposés : type "de luxe" à moteur Simca Flash 50 CV, et type "standard" à moteur Penta de 65 CV

Ce runabout pouvait atteindre 60 km à l'heure pour une consommation de 8 à 10 l/heure et étit capable de tirer jusqu'à 4 skieurs (photo ci-dessous). Prix en 1959 : 1 180 000 francs   Tarpon standard à moteur Volvo Penta de 65 cv imprimant une vitesse de 65 km/h. Ce modèle était conçu pour les professionnels, le ski nautique, la pêche

Ces bateaux étaient distribués dans les concessions et agences situées dans le Sud de la France à Monaco, Marseille, Saint Tropez et en région parisienne à Villennes (Seine et Oise)

Leur excellente performance ont permis aux runabouts Tarpon de s'illustrer en course dans la catégorie Runabout européen, classe 02 Tourisme.

En 1959, deux équipages Poirier/Bloch et Robin/Boldrini étaient engagés aux 6 h de Paris se plaçant respectivement à la 1ère et 2ème place de cette catégorie.

Au Vème Grand Prix de Monaco, c'est Boldrini qui s'est imposé à la première place.

Boldrini, vainqueur du Vème Grand Prix Motonautique de Monaco

Un prototype en aluminium à moteur Bristol

Bateau construit en 1947 ; prototype français sur les plans de Monsieur Poitou, ingénieur aéronautique. Ce bateau appartient à un collectionneur et ami anglais John H.

Le moteur Bristol 6 cylindres 2 litres, 85 cv de 1952